Pour commencer, un article inattendu et très bien documenté du guide de voyage Le Petit Futé “Asie Centrale” sur le cinéma, qui en deux pages résume soixante dix-ans d’histoire du cinéma d’Asie Centrale.

L’article suivant (en anglais), tiré sur le site Senses of cinema  parcourt plusieurs décennies du cinéma d’Asie Centrale en s’appuyant sur une dizaine de films, sur une période allant des années 70 au début des années 2000.

Le site kinokultura.com propose d’excellents articles (en anglais) sur le cinéma de l’ex-Union Soviétique, écrits pour la plupart par des critiques locaux. La page du site consacrée à l’Asie Centrale présente en plus d’une filmographie très complète, une dizaine d’interviews des principaux réalisateurs de la région, réalisée par Gulnara Abikeeva, sans nul doute la meilleure spécialiste du sujet et directrice artistique du festival Eurasia.

Sur demande, nous pourrons vous mettre en relation avec Antoine Billet, auteur d’un mémoire sur les systèmes de productions  et de distribution au Kazakhstan.

www.fnac.comhttp://recherche.fnac.com/search/quick.do?text=omirbaev&category=all&SID=c114d7fa-45c1-d40b-c45e-307bbd7eb3af&UID=00B2E9FCE-7025-8AED-432E-ECF7A96BBA9A&Origin=fnac_google&TTL=010420091630&OrderInSession=1&bl=HGACrera&submitbtn=Okhttp://video.fnac.com/a1734762/Tueur-a-gages-Talgat-Assetov-DVD-Zone-2shapeimage_4_link_0
www.fnac.comhttp://video.fnac.com/a1498014/Luna-papa-Chulpan-Khamatova-DVD-Zone-2?PID=3http://video.fnac.com/a1734762/Tueur-a-gages-Talgat-Assetov-DVD-Zone-2shapeimage_5_link_0

Dans la région de Zharkent (Kazakhstan), à la frontière chinoise.

Son Altesse SARL La chevêche Lieu dit “La Villette” 43220 Dunières

40, rue de Paradis 75010 Paris

courriel contact@sonaltesse.fr tel. +33 9 53 10 84 73 fax +33 1 48 24 23 17

www.inimeo.com (VOD)

Kaïrat et Kardiogramma de Darezhan Omirbayev


www.universcine.com (VOD)

L’ange de l’épaule droite de Djamshed Usmonov

Le faisan d’or (que l’on trouve parfois sous le nom Mon frère, la route de la Soie) de Marat Sarulu

L’été d’Isabelle de Nurbek Egen (avec Natacha Reigner dans le rôle principal)


www.totalvod.com (VOD)

Kaïrat et Kardiogramma de Darezhan Omirbayev

Nomad de Sergey Bodrov et Ivan Passer (un super production kazakho-américaine)

L’été d’Isabelle de Nurbek Egen


www.fnac.com (DVD)

La route et Tueurs à gages de Darezhan Omirbayev

Luna Papa de Bakhtyar Khudoynazarov

Shizo de Guka Omarova


www.chapitre.com (DVD)

Luna Papa et Le costume de Bakhtiar Khudoynazarov


www.trigon-film.ch (DVD et VHS)

Beshkempir (Le fils adoptif) d’Aktan Abdykalukov, mais aussi deux films de Ernest Abdyzhaparov (Saratan et Boz salkyn)

On y trouve également les premiers films de Bakhtiar Khudoynazarov et Tueurs à gages (sous le nom de “Killer”) de Darezhan Omirbayev, mais attention, ils ne sont disponibles qu’en VHS...

A l’occasion de la sortie de Tulpan de Sergey Dvorstevoy, auquel j’ai participé en tant qu’ingénieur du son, je vous propose un survol du cinéma d’Asie Centrale.

Avec une production relativement réduite, ce cinéma couvre paradoxalement un spectre très large. J’ai donc rassemblé ci-dessous une quinzaine de long-métrages réalisés ces vingt dernières années, qui par leur diversité tirent les grandes lignes d’un cinéma surtout caractérisé par ses auteurs. Cette courte filmographie n’est bien sûr pas complète et fait la part belle au cinéma kazakh mais elle tente de cerner les films “clefs” de la région, entre films fondateurs (L’aiguille de Rashid Nugmanov), auteurs incontournables (D. Omirbayev, B. Khudoynazarov) et renouveau du cinéma kirghize par exemple, avec comme souci principal de présenter des films variés dans leur thème et leur approche.

Je laisserai aux spécialistes de la question le soin de vous éclairer en présentant une série de liens vers des sites ou des articles du web traitant du sujet plus en profondeur.

Enfin, vous trouverez en bas de page une série de liens vers des sites de VOD ou de vente en ligne qui proposent les rares films distribués en Europe.

Survol du cinéma d’Asie Centrale
par Olivier Dandré
le 20 mars 2009Olivier_Dandre_cv.htmlshapeimage_6_link_0
Kaïrat , Tueurs à gages, Shuga de Darezhan Omirbaev (Kazakhstan, respectivement 1992, 1998, 2008)
C’est un peu l’arbre qui cache la steppe. Darezhan Omirbayev est le seul réalisateur kazakh internationalement  reconnu. Sa stature de figure de proue du cinéma kazakh dérange, tant son cinéma, même s’il se situe presque toujours dans le Kazakhstan de son époque, semble hors du temps, ne reflétant en rien l’image que les Kazakhs voudraient que l’on renvoie de leur pays.
Issu avec Seryk Aprymov, Rashid Nugmanov et tant d’autres de la même promotion du VGIK (l’école de cinéma de Moscou), Darezhan Omirbayev impose un style épuré, que beaucoup rapproche de celui de Robert Bresson. Dans cette oeuvre d’une grande cohérence esthétique et thématique, les critiques ont trop souvent voulu ramener le cinéma d’Omirbayev à une dimension sociale, y cherchant les clés pour comprendre un pays que l’Occident connaît mal. Par le dépouillement, voire l'austérité de la réalisation, Darezhan Omirbayev se focalise sur la tourmente intérieure qui saisit son personnage (de préférence un homme, à l’exception notable de Shuga), sans rien cacher des  influences directes qu’ont les grands noms de la littérature russe du 19e siècle sur son oeuvre.

Beshkempir (le fils adoptif) d’Aktan Abdykalukov (Kirghizistan, 1998)
Dans un village du Kirghizistan, un adolescent découvre en jouant avec ses camarades qu’il a été adopté. Abdykalukov nous entraîne ainsi dans le monde de son enfance, où seuls les films indiens, les tapis et les huppes sont en couleur. De la structure en patchwork du scénario naît un poésie simple et quotidienne, déjà expérimentée avec succès dans son précédent court-métrage Selkinchek (La balancoire). Sans doute le film de cette sélection le plus fort visuellement.


L’aiguille de Rashid Nugmanov (Kazakhstan, 1988)
Un jeune homme revient à Almaty par le train de Moscou. Il tente d’aider son ancienne petite amie à se sortir de la drogue. Un film culte pour toute la génération actuelle des jeunes cinéastes d’Asie Centrale, sans doute par le fait que les héros masculins sont interprétés par deux immenses stars du rock de la Perestroïka, Viktor Tsoi et Piotr Mamonov, mais aussi par la rupture franche que provoque le film avec le cinéma de son époque, tant formellement que par l’univers underground où se déroule l’action. C’est le film au lequel le terme de Nouvelle Vague Kazakhe s’applique le mieux.

Les petites gens de Nariman Turebayev (Kazakhstan, 2003)
Nariman Turebayev a été l’élève puis l’assistant de Darezhan Omirbayev. Dans ce film, les deux protagonistes tentent de s’en sortir en vendant des babioles dans la rue pour le compte d’une société qui fera assez rapidement faillite. Un film urbain, loin des thèmes convenus du cinéma kazakh de cette époque (opposition/ville campagne, tradition/progrès), noir, souvent drôle et dans lequel la relation de ces deux garçons prend le dessus sur le monde cynique qui les entoure.


Luna Papa et Kosh ba Kosh de Bakhtyar Khudoynazarov (Tadjikistan, respectivement 1999 et 1993)
Dans un univers totalement fou, dans lequel les ventilateurs permettent de voler,et où la cabine d’un téléphérique sert de rendez-vous à des amants sur fond de guerre civile, des personnages tentent l’expérience de l’amour, sans pouvoir s’arrêter de danser ni de courir. Impossible de ne pas tomber amoureux des héroïnes de ces deux magnifiques films.


Tulpan de Sergey Dvortsevoy (Kazakhstan/Russie, 2008)
Un film très classique par ses thèmes, mais beaucoup moins par sa réalisation. Documentariste russe reconnu (Highway, Paradise, Dans le noir, Jour de pain), Sergey Dvortsevoy, natif de Shymkent (sud du Kazakhstan) livre un premier film de fiction très étonnant. Situant l’action au coeur de la steppe, le réalisateur transforme la réalité de la vie semi-nomade des derniers bergers kazakhs en une fiction plein d’entrain, à mille lieux des images d’Epinal que peuvent véhiculer les co-productions tournées dans la région (voir Ulzhan de Volker Schlöndorff par exemple). La caméra portée, les longs plans séquences et plus généralement l’approche documentaire de la réalisation tranchent dans le paysage du cinéma de la région.

Ne pleurs pas (Zhylama) d’Amir Karakulov (Kazakhstan, 2002)
Construit en grande partie sur les scènes intimes entre la chanteuse d’opéra kazakhe Maira Mukhamedkyzy et sa fille malade, le cinéaste nous invite au plus profond de la relation familiale. Le film définit rapidement deux espaces distincts: celui très violent de l’extérieur, la chanteuse allant jusqu’à vendre son sang pour acheter les médicaments qui guériront sa fille, et celui de l’intime, dans lequel il est possible apprendre à compter dans toutes les langues ou d’assister à un spectacle aux premières loges.

L’ange de l’épaule droite de Djamshed Usmonov (Tadjikistan, 2002)
Une vieille femme souffrante demande à son fils de revenir de Moscou pour venir à son chevet. On apprendra très vite qu’elle est en réalité en parfaite santé et que le stratagème n’était destiné qu’à faire revenir son fils pour le forcer à régler les dettes qu’il avait contractées.
L’affiche du film résume à elle-seule tous les enjeux du film: un personnage replié, apparemment insensible et égoïste, dont le fils incarne une rédemption possible.


La biographie du jeune accordéoniste de Satybaldy Narymbetov (Kazakhstan, 1994)
Dans un village du Sud du Kazakhstan, un jeune garçon apprend l’accordéon et observe avec amusement le monde des grandes personnes au sortir de la deuxième guerre mondiale. Le film semble un peu en retard sur son époque par des thèmes très soviétiques et sa facture (on le croirait tout droit sorti des années 60) mais la simplicité de la réalisation suffit amplement à toucher le spectateur, le réalisateur trouvant le juste équilibre entre les premiers émois de ce jeune homme et le destin tragique des Japonais travaillant dans le village. 


Bo Ba Bu de Ali Khamrayev (Ouzbékistan, 1998)
C’est à vrai dire l’un des rares films ouzbèques qu’il m’a été donné de voir. Il s’agit d’une véritable  curiosité cinématographique, avec Arielle Dombasle se promenant constamment nue dans le désert et des personnages qui parlent une langue imaginaire à base d’onomatopées.
http://www.imdb.com/name/nm0648421/http://www.imdb.com/name/nm0008332/http://www.imdb.com/name/nm0637835/http://www.imdb.com/name/nm0877000/http://www.imdb.com/name/nm0451998/http://www.imdb.com/name/nm0245361/http://www.imdb.com/name/nm0438808/http://www.imdb.com/name/nm0882403/http://www.imdb.com/name/nm0621571/http://www.imdb.com/name/nm0451134/shapeimage_10_link_0shapeimage_10_link_1shapeimage_10_link_2shapeimage_10_link_3shapeimage_10_link_4shapeimage_10_link_5shapeimage_10_link_6shapeimage_10_link_7shapeimage_10_link_8shapeimage_10_link_9